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Lost Amnia, text #21


#21

Junaled était née avec le don et la passion de la danse, qui avait régit toute sa vie depuis sa plus tendre enfance à sa vie d'adulte, faisant d'elle une jeune femme sensible mais motivée. Tout récemment elle avait pu décrocher une place dans un ballet moderne important dirigé par un directeur des plus reconnus de la profession. C'était une formidable opportunité pour elle, ces années d'entrainement avaient fini par la récompenser de tout ce travail fourni. Elle allait réaliser, là, un de ses plus grands rêves. Peu d'hommes avaient croisé sa vie et elle les en avait souvent bien vite écarté, ne se sentant pas prête à s'attacher à quelqu'un malgré les sentiments qu'elle avait pu ressentir pour chacun. Elle aimait se perdre dans la foule, rire, danser et chanter, mais le plaisir que la musique lui procurait, occupait la place la plus importante dans son coeur. Le jour où les crédits furent généreusement accordés à la production une grande fête fut donnée pour célébrer l'occasion et l'équipe au complet se devait de participer et de faire figure joyeuse mais tous paraissaient heureux de faire partie de cette belle aventure. Elle s'était sentit comme un trophée qu'on expose avec tous ces regards tournés vers eux. La pression était forte, ils allaient devoir donner le meilleur d'eux-même. Et pourtant quelque chose la mit profondément mal à l'aise tout au long de cette fête : la sensation d'être observée à distance, de sentir un regard se poser constamment sur elle. Et il y avait cette voix à peine audible qu'elle semblait être la seule à pouvoir entendre et qui lui murmurait des mots incompréhensibles. C'était la première fois qu'elle ressentait quelque chose de tel et elle détestait cette sensation tant qu'en fin de soirée, elle finit par s'isoler des invités, pensant que ce trouble était du au bruit et à la chaleur qui l'entouraient mais plus elle se mettait à l'écart plus sa confusion grandissait jusqu'à sentir des mains imaginaires frôler ses hanches. Tout ce qui restait du moment suivant ne fut qu'un trou noir jusqu'à cet instant où elle se réveilla captive, à Lost Amnia, pour réaliser ensuite que son rêve venait de lui échapper.

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Son corps avait mis cinq jours pour éliminer les toxines et régénérer le sang qu'elle avait perdu. Ténébos ne l'avait pas quitté un seul instant durant ce temps, veillant sur elle, s'assurant qu'elle se rétablirait lentement mais surement et que rien ni personne ne profiterait de ce moment de faiblesse pour lui porter préjudice. De ces cinq jours de repos Junaled n'en gardait qu'un vague souvenir, mais elle avait eu la sensation de le sentir à ces côtés à chaque instant. Quand elle fut totalement guérie, elle se confia à lui et lui fit part de sa détermination. Ce ne serait pas aisé pour elle d'accepter ce qu'il était mais elle essayerait. Plus que tout, elle apprendrait à l'aimer pour ce qu'il y avait de meilleur comme de moins bon en lui. Elle était même prête à accepter sa relation avec Laudanum, comprenant que les deux femmes n'étaient pas en compétition et que chacune lui apportait un bonheur différent presqu'aussi insupportable que cela puisse être pour elle, mais elle ne voudrait rien savoir à ce sujet et il respecterait son choix. Son nom ne serait pas prononcé en sa présence et c'est à cette seule condition qu'ils pourraient être heureux ensembles. Il fut profondément ému de tous ces sacrifices qu'elle était prête à faire pour demeurer avec lui et il s'estima chanceux de l'avoir comme compagne. Elle avait changé, pas physiquement mais mentalement ; elle paraîssait plus forte, plus sûre d'elle et il apprécia le fait qu'elle prenne un peu d'assurance. Elle s'affirmait en tant que femme amoureuse, en tant qu'épouse même si le lien n'était que symbolique. Mais plus aucun secret ne devrait naître entre eux et là encore il accepta. Il dut lui avouer qu'il était seul responsable de son enlèvement et que c'était pour lui un rituel : chaque femme qui l'avait accompagné dans son immortalité même dans les plus courts instants s'était d'abord retrouvée dans la même cellule qu'elle, puis il venait les libérer, passant pour le sauveur et le protecteur qu'il n'était pas. Une fois de plus elle découvrait toute la froideur dont il était capable mais elle le supporterait. Elle serait désormais un appui pour lui.

Alors la quatrième nuit après son rétablissement, celà lui parut désormais comme une évidence. Elle l'embrassa avec insistance, sa langue se mêlant à la sienne, le poussant doucement en arrière. Il s'assit sur le bord du lit cherchant du regard si elle l'autorisait à aller plus loin mais il n'eut pas à attendre pour connaître la réponse. Elle le rejoignit, posant ses genoux de chaque côté de ses cuisses, pressant son corps langoureusement contre le sien, déboutonnant un à un les boutons de sa robe. Il attrapa son visage, penché au dessus du sien, perdu dans ses longs cheveux noirs, entre ses mains et l'embrassant toujours et encore, celles-ci glissèrent vers ses reins qu'il carressa tendrement en remontant plusieurs fois le long de son dos. Il voulait apprécier ce moment. Il avait tant attendu. A son tour, il ôta sa chemise, la souleva d'un bras pour la reposer doucement sur le lit, s'allongeant ensuite de tout son long sur elle, ses mains explorant ses courbes délicates et ses doigts faisant rouler sa culotte sur ses chevilles. Elle se laissa dominer et il promena sa langue sur son cou, ses seins puis descendit lentement et doucement le long de son ventre jusqu'au creux de ses cuisses. Au contact de celle-ci sur son sexe, elle sentit une vague brûlante envelopper son corps. Elle aggripa les draps au creux de ses mains et se cambra pendant qu'il la lécheait tantôt doucement tantôt plus vigoureusement. Le plaisir qu'il lui procurait était si fort qu'il en était presque douloureux et plusieurs fois son corps convulsa avant qu'elle n'eut un premier orgasme. Indéniablement il connaissait bien le corps féminin et ses subtilités. Satisfait de l'avoir comblé une première fois il revint vers elle, souriant, lui laissant quelques minutes pour récupérer et finit de se dévêtir avant de s'accroupir à hauteur de ses jambes et de lui tendre la main pour qu'elle ne se rapproche à nouveau de lui. Ce qu'elle fit lorsque son corps se sentit à nouveau prêt. Elle voulut le chevaucher face à face mais il la retourna, plaquant fermement son dos contre son torse nu, la pénétrant par derrière. Elle posa sa tête en arrière sur son épaule et le laissa mener la danse, pendant qu'elle se caressait les seins. Elle avait mainte fois pensé à ce moment, mais ne l'avait jamais imaginé aussi intense. Mais elle avait fait la paix avec elle-même et avec ce qu'il était et rien ne pouvait la contrarier ni l'empêcher de savourer pleinement ce moment d'amour qu'elle partageait avec l'homme qu'elle aimait. Pour Ténébos aussi le plaisir était immense. Pouvoir glisser en elle encore et encore réveillait en lui des sensations fortes, des sensations qu'il n'avait plus ressenties depuis des lustres. Alors il prit tout son temps alternant vas et vients et caresses, profitant du bonheur qu'elle lui procurait avant de la faire jouir une seconde fois et de ne jouir à son tour. Il embrassa doucement le haut de son dos, repoussant quelques mèches de cheveux sur le côté et la serrant fort dans ses bras comme pour la remercier pour ce qu'elle venait de lui offrir. Elle se retourna pour se blottir contre lui et même si son corps était froid et dur pour rien elle n'aurait voulu changer quoi que se soit.

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